[ Livre ] Les Neuf Méthodes de Protection ~ Kuji Goshin Ho

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Les Neuf Méthodes de Protection
– Les rituels magiques secrets des guerriers japonais –
(Kuji Goshin Ho)

Auteurs: Hiro Fujiwara
Editions: Lulu.com, 2013

Résumé:

Cet ancien texte pourait être comparer aux grimoires de magie occidentaux. Le Kuji Goshin Ho contient les gestes et incantations secrètes issues du bouddhisme ésotérique utilisés par les prêtres, samouraï, et ninja de l’ancien Japon pour leur propre protection. Il contient le fameux Kuji-no-In expliqué en détails. Pour la première fois traduit en français il est abondamment illustré et commenté, se qui permet d’adapter au mieux ces méthodes pour ses propres pratiques spirituelles et méditatives.

Sommaire:

Introduction
La transmission des neuf caractères secrets
La phrase secrète pour demander la venue
L’importance du coupage du Kuji
_Rin (faire appel à)
_Pyô (guerrier)
_Tô (combattre)
_Sha (une personne)
_Kai (tous)
_Jin (arranger)
_Retsu (fendre)
_Zai (situer à)
_Zen (en avant)
La découpe du Kuji
Méthode de restauration du Kuji
La formule secrète de renvoi
L’importance d’observer Nitten (le Gardien Soleil) tous les matins
Le sceau de protection
La purification des trois actions avec le sceau de l’illumination
Le vrai esprit de la classe des bouddhas
Le vrai esprit de la classe du lotus
Le vrai esprit de la classe du diamant-foudre
Le vrai esprit de la classe d’autoprotection
Fudokanashibari no in – les mudras de l’emprisonnement de fer de Fudo
Fudokanashibari no hiden – Le pacte de l’emprisonnement de fer de Fudo
_Naibaku-in
_Ken-in
_To-in
_Tenporin-in
_Gegoko-in
_Shoten kyuchoku-in
_Gebaku-in

➠ Mon avis:

Beaucoup de choses à dire, alors, par où commencer? pour débuter, je dirais que j’ai été profondément déçue par la qualité de l’ouvrage et, parfois, sa confusion.
Une copine m’a parlé de l’ouvrage de Hiro Fujiwara, pensant que celui-ci m’intéresserait. Du coup, lorsque j’ai vu l’ouvrage sur le site de Lulu, j’ai été piquée par la curiosité. Donc, pour mon Noël, j’ai commandé le bouquin. Payer 39€ (sans parler des frais de port) pour 71 pages à peines remplies et de façon plutôt bâclée d’ailleurs, ça fait mal à l’ego du porte-monnaie!

• La mise en page est fortement à revoir: disposition des images, taille des polices, forme du texte, coquilles à enlever, nécessité de relire la traduction (?) afin de corriger les fautes de conjugaison, d’orthographe, de grammaire et syntaxe, sans parler de la ponctuation… Bon, les fautes ne sont pas légion non plus, mais il y en a quand même.

• Peut-être que quelques notes ou commentaires sur certaines notions, par exemple (genre expliquer des termes/objets issus du bouddhisme, etc…), et d’introduire un historique plus approfondi sur le Kuji Goshin Ho (perso, je ne connaissais pas ce grimoire) mais aussi une biographie un peu plus détaillée sur l’auteur du livre. Ça aurait pu remplir les gros blancs sur certaines pages (cf page 13: un gâchis!!!) et les 4 autres laissées vides à la fin du livre.

• Enfin, à mon avis il aurait été plus judicieux de rajouter, en plus des traductions, les phrases originales en kanji, avec éventuellement leurs lectures afin que les japonisants puissent se fier à une traduction qui leur sera plus juste que la tentative de retranscription en romaji pour les non-japonisant. J’ai la sensation que cette version ne veut strictement rien dire, je suis fortement dérangée par l’absence de la langue originale, seulement présente sur quelques kanji, notamment ceux concernant le nom des mudras. D’ailleurs là encore avoir la transcription en kana des signes aurait facilité la recherche dans nos manuels de Kanji to Kana !*souvenirs souvenirs* A noter également que certaines formules ne contiennent qu’une traduction française, sans même la forme romaji qui est généralement donnée dans l’ouvrage… Faut savoir: soit on donne toutes les prononciations japonaises, soit on n’en donne pas! cela n’a aucun sens de le faire aléatoirement.

Bref, j’ai un arrière-goût de livre pas fiable, voyez? il me fait l’effet d’un accessoire de cosplay plutôt que d’un véritable grimoire japonais. Va peut-être falloir que je le trouve en version originale, quitte à passer trois plombes à le traduire! Smileys (2)

Je suis sincèrement désolée de laisser une telle critique, mais en toute franchise j’ai l’impression de m’être faite arnaquer. Bon, après, il est possible aussi que l’auteur n’ai pas les moyens ou l’aide nécessaire d’actualiser son ouvrage. Si jamais celui-ci lit ma critique, qu’il me contacte, je me porte volontaire pour l’aider, et même gratuitement! (proposition sérieuse) Je suis sûre que si l’on se penche un peu plus sérieusement sur une réécriture du livre, ou du moins un remaniement de la forme, il sera beaucoup plus agréable à lire!

Quelques extraits:

Le Kuji-ho est l’enseignement secret et les techniques divines de Marishiten comme le précise la plupart des textes le décrivant. Ces mêmes textes définissent ses principaux usages:

Pour fortifier le corps et l’esprit

Pour chasser le mal et les ennemis

Pour surmonter les difficultés

Pour accomplir ses buts

Ces textes statuent que si l’on garde cette méthode à l’esprit et on la pratique correctement et continuellement, son pouvoir sera très effectif. La traduction japonaise des neuf caractères pourrait être: « venez guerriers, battez-vous comme un, prêts, en formation, en ligne et prenez position de front. Détruisez/victoire »; l’on voit que l’opérateur devient chef d’une armée de divinités, qui plus est, il doit comme nous le verrons incarner Marishiten, ou du moins l’appeler pour agir par son pouvoir, ne faut-il pas être un dieu pour commander aux dieux?

(p.7)

LA PHRASE SECRÈTE POUR DEMANDER LA VENUE
Je souhaite respectueusement, s’il vous plait que vous descendiez dans ce lieu sans palais, écoutez notre demande en paix et acceptez la.

SEI KYO KOUKOU RETSU RAI ZA KEI
HA KU DAI NARUKANA KEN
NARUKANA KEN GEN KYO RI TEI NYO
RITSU REI

KONGO GASSHO(les mains jointes du vrajra)

Mettez vos mains (paumes) ensemble, et arrangez le bout de vos doigts.

(p.12)

Sumiyoshi Daimyojin: Izanagi no Mikoto allait dans le monde des morts pour chasser pour Izanami no Mikoto, qui est morte en accouchant du dieu du feu, mais il n’était pas en mesure de la ramener, au contraire, il a obtenu l’impureté. Alors qu’il se nettoyait de l’impureté dans la mer, Sokotsutsunoo no Mikoto, aussi appelé Sumyoshi Ookami, qui n’est autre que le dieu de la mer, Nakatusutsunoo no Mikoto, et Uhatustsunoo no Mikoto sont nés. Lorsque l’impératrice Jingu, l’épouse du 14e empereur Chuai, envoya les troupes en Shiragi (actuelle Corée), elle a reçu le pouvoir de Sumiyoshi Ookami et a été en mesure d’établir la paix et la sécurité de la nation. Elle adorait Sumiyoshi Ookami.

(p.31)

LE SCEAU DE PROTECTION

Les trois efforts purs, Les trois groupes, L’Armure

Ceci est appelé les méthodes d’autoprotection.

Les dix-huit mudras devenus les sceaux et les mantras les plus profondément secrets.

Si quelqu’un désire pratiquer cette méthode, il a la capacité de purifier le corps.

Décore le sommet de ton autel privé avec beaucoup d’offrandes.

Quelqu’un qui pratiquerait ceci doit être dévoué à bouddha, montrer un bon comportement, un cœur sincère.

(p.48)

Mettez votre main gauche sur sa face externe. La main droite est placée sur le sommet (de la main fauche) et les pouces et l’auriculaire se crochètent sur chaque autre comme en s’écartant.

Ce mudra contient les pouvoirs des Myoo et des Ten. Le nom de ce mudra est Sanko-sho-in il symbolise la ferme résolution de ne jamais reculer pour obtenir la Maha Bodhi.

(p.56)

Bon, je ne vais pas en mettre plus, car avec le peu que contiennent les pages je risque de citer rapidement tout le livre! xD

 

[ Livre ] Manuel des Chakras.

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Manuel des Chakras
De la théorie à la pratique

Auteurs: Shalila Sharamon & Bodo J. Baginski
Editions: Médicis, 2009

Résumé:

La connaissance de nos centres énergétiques ou chakras nous permet de comprendre plus profondément l’action que peuvent avoir sur notre organisme ces diverses forces subtiles. Dans ce guide, Shalila Sharamon et Bodo J. Baginski décrivent avec clarté et précision comment agissent ces centres énergétiques, et quels en sont les effets. Ils exposent de nombreuses méthodes pratiques de travail sur les chakras avec des sons, des couleurs, des pierres précieuses ou des parfums et proposent en complément des méditations, des exercices respiratoires, des pratiques yogiques ainsi que des massages de zones réflexes. Manuel complet et pratique de travail sur les chakras, ce livre se termine par une visualisation créatrice permettant l’accès à un grand « voyage imaginaire » à travers les centres énergétiques.

Sommaire:
Prologue
Le système énergétique et le corps subtil de l’homme
Fonction et rôle des chakras
Les cycles évolutifs de l’homme selon les enseignements relatifs aux chakras
La formation de blocage dans les chakras
Comment se libérer des blocages
Comment reconnaître le chakra bloqué
Chakras et sexualité
Premier chakra
Deuxième chakra
Troisième chakra
Quatrième chakra
Cinquième chakra
Sixième chakra
Septième chakra
Comment comprendre les équivalences astrologiques
Comment purifier et activer les différents chakras
Chakras et respiration
Chakras et massage des zones réflexes
Exercices physiques pour libérer les énergies bloquées
Transmission de l’énergie vitale universelle
Voyage mental à travers les chakras
Épilogue et remerciements
Tableaux

➠ Mon avis:

Je cherchais un ouvrage clair, simple à comprendre et complet sur les chakras, nos fameux centres énergétiques… et j’ai trouvé! Alors d’après ce que j’ai pu comprendre par des ouïes-dires, il s’agit d’un sujet plus complexe que l’on ne le pense. Pas prête de me lancer encore dans quelque chose de compliqué, le Manuel des Chakras – De la théorie à la pratique est parfait pour qui préfère commencer en douceur dans leur connaissance & compréhension.
On apprendra qu’il existe beaucoup plus de chakras mais que les 7 seraient en quelque sorte les « principaux » car les plus usités, on saura les situer, leurs fonctions, leurs correspondances pour mieux les traiter (que ça soit par l’aromathérapie, la lithothérapie, etc…). Quelques exercices sont même proposés. En fin d’ouvrage, on trouvera des tableaux récapitulatifs.
Pour ma part le livre me convient très bien pour le moment, probablement parce que je ne suis qu’une débutante dans le domaine? je ne suis donc pas certaine qu’il conviendra aux plus avancés/documentés.
Attention: comme le rappelle les auteurs, ce bouquin n’est pas une alternative médicale. Rien ne remplace le diagnostic d’un professionnel, donc pensez à consulter votre médecin!

Quelques extraits choisis:

Le corps éthérique correspond à peu près, en forme et en volume, au corps physique; C’est pourquoi on peut trouver les termes comme « le double éthérique » ou « le corps physique intérieur ». Il est porteur des puissances créatrices du corps physique ainsi que de la force vitale et créatrice et de toutes les émotions physiques.

Le corps éthérique et par conséquent le corps physique, réagissent fortement à des impulsions émanant du corps mental. Ceci peut expliquer l’impact favorable de la pensée positive sur la santé. Nous avons la possibilité d’améliorer notre santé physique par des suggestions positives bien ciblées.

Décrivons d’abord les caractéristiques communes aux sept chakras principaux. Ils se placent tous dans le corps éthérique de l’homme. Ils ressemblent aux calices des fleurs – ils ont la forme d’un entonnoir, avec un nombre inégal de pétales. Les Orientaux évoquent souvent à leur propos des fleur de Lotus. Les divisions de ces fleurs en plusieurs pétales représentent les nâdis, ou canaux énergétiques, par lesquels l’énergie pénètre dans les chakras, pour être transportée ensuite vers les corps subtilfs. (…) Le centre de chaque calice est creu; il part en un autre canal ressemblant à la tige de la « fleur chakras » allant vers la colonne vertébrale. Il s’agit de la jonction des chakras avec le canal énergétique le plus important, appelé Sushumnâ, lequel monte à l’intérieur de la colonne vertébrale et continue en traversant la tête jusqu’au centre coronal.

La thérapie par les couleurs
La couleur orange active le deuxième chakra. Cette couleur apporte une énergie vivifiante et novatrice et libère des structures émotionnelles figées. Elle augmente la notion de nos propres valeurs et éveille la jouissance sensuelle. Dans les textes ayur-védiques, on parle de l’orange comme couleur intérieure de l’eau.

Karma-yoga: Le karma-yoga enseigne l’action désintéressée, c’est-à-dire sans se préoccuper des retombées personnelles de nos actions. Le karma-yogin s’ouvre ainsi à la volonté divine et adapte harmonieusement ses propres actions aux forces naturelles de l’évolution qui reflètent la volonté divine dans la Création.

La thérapie par les arômes
Essence de rose: Il n’y a aucun parfum dont l’effet soit aussi harmonisant pour notre corps que l’huile précieuse de la rose. Ses vibrations douces et tendres calment et guérissent les blessures de notre coeur. Elles éveillent en nous la perception de l’amour, de la beauté et de l’harmonie partout présentes dans la Création. Notre coeur est pris d’une joie profonde et d’une prédisposition à offrir. L’essence de rose permet également une stimulation et une sublimation des plaisirs des sens et facilite leur transformation en amour transpersonnel.

Au chakra de la gorge se trouve le centre de l’expression, de la communication et de l’inspiration de l’homme. Il est relié à un chakra secondaire, plus petit, qui siège dans la nuque et s’ouvre vers l’arrière. Ces deux centres énergétiques sont souvent considérés comme un seul. En effet, le chakra du cou et celui de la nuque sont si proches que nous ne présentons qu’une seule interprétation des deux centres.
Le cinquième chakra représente un lien important entre les chakras inférieurs et les centres de la tête. Il est une sorte de pont entre notre façon de penser et de ressentir, entre nos impulsions et nos réactions; en même temps, ce chakra transmet le contenu de tous les autres chakras vers l’extérieur.

[ Livre ] Les Quatre Accords Toltèques

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Les Quatre Accords Toltèques
La voie de la liberté personnelle

Auteur: Don Miguel Ruiz
Editions: Poches Jouvence, 2005

Résumé:

Castaneda a fait découvrir au grand public les enseignements des chamans mexicains qui ont pour origine la tradition toltèque, gardienne des connaissances de Quetzacoatl, le serpent à plumes. Dans ce livre, Don Miguel révèle la source des croyances limitatrices qui nous privent de joie et créent des souffrances inutiles. Il montre en des termes très simples comment on peut se libérer du conditionnement collectif – le  » rêve de la planète « , basé sur la peur – afin de retrouver la dimension d’amour inconditionnel qui est à notre origine et constitue le fondement des enseignements toltèques. Les quatre accords proposent un puissant code de conduite capable de transformer rapidement notre vie en une expérience de liberté, de vrai bonheur et d’amour. Le monde fascinant de la Connaissance véritable et incarnée est enfin à la portée de chacun.

Sommaire:

Remerciements
Préface de Maud Séjournant
Les Toltèques
Introduction: Le Miroir de Fumée
Le Processus de domestication et le rêve de la planète
Le premier accord toltèque: Que votre parole soit impeccable
Le deuxième accord toltèque: Quoiqu’il arrive, n’en faites jamais une affaire personnelle
Le troisième accord toltèque: Ne faites pas de suppositions
Le quatrième accord toltèque: Faites toujours de votre mieux
La voie toltèque de la liberté: Briser les vieux accords
Le nouveau rêve: le Paradis sur Terre
Présentation de la collection Cercle de Vie

➠ Mon avis:

Depuis quelques années, j’ai beaucoup entendu parlé de cet ouvrage. Les idées véhiculées me semblaient justes, intéressantes et simples, malgré la complexité à les appliquer au quotidien.
En effet, même si beaucoup d’entre nous savons, consciemment, que certaines choses dans notre vie sont inutiles ou provocatrices de mauvaises « vibrations », il est parfois « plus facile à dire qu’à faire » – dicton très célèbre dans notre société ;) .
Lorsque j’étais dans un groupe concernant l’hypersensibilité (j’en suis partie, je ne sais pas si je l’avais dit), ce livre a été de nombreuses fois cité et mis en avant. Au bout d’un moment je me suis demandé pourquoi je ne l’avais pas déjà lu, puisque je connaissais son existence depuis au moins 2005?!? ouais, l’année est précise, mais c’est parce que ça correspond au moment où j’ai fais la connaissance d’un pote qui, le premier, m’en parla! xD

BREF! Donc, après avoir fait un article avec le résumé sur une image des 4 accords toltèques version famille, je me suis dit que j’allais à mon tour lire ce bouquin, même si il ne m’avait jamais  vraiment intéressée. Je sais, c’est curieux, mais j’avais quelques a priori. Du coup, en le lisant, j’ai pu vérifier si ceux-ci étaient fondés ou non, et cette fois, j’aimerais m’arrêter plus longuement sur un ouvrage que j’ai lu. Les Quatre Accords Toltèques me donnent envie d’en dire plus en raison, même si ce livre ne change pas ma vie. Voyons donc plus en détails avec quelques citations:

Premier Accord Toltèque: Que votre parole soit impeccable.

Pour que notre parole soit impeccable, il ne faut donc pas l’utiliser contre soi. Si je vous aperçois dans la rue et que je vous traite d’imbécile, il semble que je me serve de la parole contre vous. Mais en réalité je l’utilise contre moi, car vous allez me détester et votre haine ne me fera aucun bien. Donc, si je me mets en colère et que je vous envoie mon poison émotionnel par la parole, je l’utilise contre moi-même.
Si je m’aime, j’exprimerai cet amour dans mes inter-actions avec vous et ma parole sera impeccable, car cette manière d’agir produira une réaction similaire. Si je vous aime, vous m’aimerez. Si je vous insulte, vous m’insulterez. Si j’ai de la gratitude envers vous, vous en aurez envers moi. Si je suis égoïste avec vous, vous le serez avec moi. Si j’utilise ma parole pour vous jeter un sort, vous m’en jetterez aussi un.
Avoir une parole impeccable, c’est faire bon usage de votre énergie ; cela signifie que vous l’utilisez dans le sens de la vérité et de l’amour de vous-même. Si vous concluez cet accord avec vous-même, que votre parole soit impeccable, cette seule intention manifestera la vérité en vous et nettoiera tout le poison émotionnel qui subsiste en vous.

Réfléchissez au nombre de fois où vous avez médit de la personne qui vous est la plus chère, dans le seul but que les autres soutiennent votre point de vue. Combien de fois avez-vous capté l’attention d’autrui, puis répandu du poison sur celui ou celle que vous aimez, afin de conforter votre opinion ? Celle-ci n’est pourtant que votre point de vue. Elle n’est pas nécessairement vraie. Votre opinion résulte de vos croyances, de votre propre ego, et de votre propre rêve. Nous créons ce poison et le partageons avec autrui, simple-ment pour nous sentir bien selon notre propre point de vue.
Si nous concluons ce premier accord et que notre parole devient impeccable, nous éliminerons progressivement tout poison émotionnel de notre esprit et de nos relations personnelles, y compris avec notre chien ou notre chat.
Avoir une parole impeccable vous immunisera également contre tous les sorts négatifs d’autrui.Vous ne pouvez recevoir une idée négative que si votre esprit y est ouvert. En ayant une parole impeccable, votre esprit deviendra stérile pour les paroles issues de la magie noire. A la place, il deviendra fertile pour celles issues de l’amour.

Pour moi, l’auteur est dans le vrai, du moins, j’adhère complètement à ce qu’il a rédigé. Le problème, c’est que l’on aborde ici une notion bien rare en ce monde: la vertu, à savoir faire le bien parce qu’on souhaite faire le bien/du bien aux autres, et sans attendre de retour, si ce n’est la continuité logique de ce bien.
Je vais donner un exemple: pour qui me connaît, on peut confirmer que dans ma tête je pars du principe que si moi je suis honnête et sincère envers mon interlocuteur, pour moi il est évident qu’il l’est aussi (la paranoïa et la méfiance se manifestent rarement chez moi x). Sauf qu’en réalité, par rapport à autrui envers moi, c’est tout autre chose. Comment je le sais? pour les nombreuses fois où on m’a reproché d’être étonnée, parfois offusquée ou peinée, de voir qu’en face de moi les gens à qui je m’adresse n’étaient pas forcément/logiquement dans la même optique, à savoir, celle d’être honnête, sincère, amical, désintéressé (et j’en passe). Ce genre de chose est, paraît-il, typique du comportement « normal » de l’être humain. Pour ma part je ne dirais pas que c’est « normal » mais plutôt « basique ».
La normalité du comportement humain serait, comme je l’ai évoqué, la vertu: bien se comporter, parce qu’il ne peut en être autrement vu qu’il est en quelque sorte anormal de faire souffrir (volontairement) autrui. On pourrait débattre longuement sur la « normalité » comportementale et la souffrance dans notre monde ou société, mais là il est surtout question de la manière d’agir, de parler, voire de penser, face aux autres.
Un autre soucis se pose dans ce théorème: l’appliquer, certes, c’est super! mais si on l’applique sans y adhérer, il ne devient ni un automatisme, ni quelque chose de sincère. Ainsi, quand bien même on se montre quasi irréprochable dans nos paroles, si on ne pense guère un seul mot qui sort de notre bouche, que ceux-ci sont « salis » par ce qui ronge notre cœur, la « parole impeccable » peut être considérée comme nulle. On peut appeler ça de l’hypocrisie ou du savoir-vivre – selon les situations. De toutes façons, on ne peut pas toujours être tout le temps honnête et sincère, car certaines choses dites peuvent blesser (par exemple)…
Enfin, encore une fois, ceci n’est que mon avis.

Deuxième Accord Toltèque: Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle.

Vous faites une affaire personnelle de ce qui vous est dit parce que vous y donnez votre accord. Dès lors, le poison s’infiltre en vous et vous êtes piégé dans l’enfer. La raison pour laquelle vous vous faites piéger est ce que l’on appelle “l’importance personnelle ”, c’est-à-dire l’importance que l’on se donne. S’accorder de l’importance, se prendre au sérieux, ou faire de tout une affaire personnelle, voilà la plus grande manifestation d’égoïsme, puisque nous partons du principe que tout ce qui arrive nous concerne. Au cours de notre éducation, de notre domestication, nous apprenons à tout prendre pour soi. Nous pensons être responsables de tout. Moi, moi, moi, toujours moi !
Vous n’êtes aucunement responsable de ce que les autres font. Leurs actions dépendent d’eux-mêmes. Chacun vit dans son propre rêve, dans sa propre tête ; chacun est dans un monde totalement différent de celui dans lequel vous vivez. Lorsqu’on fait de tout une affaire personnelle, on part du principe que l’autre sait ce qu’il y a dans notre monde, et on essaie d’opposer notre monde au leur.

Peu m’importe ce que vous pensez de moi, je n’en fais jamais une affaire personnelle. Quand les gens me disent “ Miguel, tu es le meilleur ”je n’en fais pas une affaire personnelle, et lorsqu’ils me disent “ Miguel, tu es le dernier des derniers ”je ne le prends pas non plus personnellement. Je sais que si vous êtes heureux vous me dites “ Miguel, tu es un ange ! ”, mais que si vous m’en voulez vous dites “ Oh, Miguel, tu es un monstre ! Tu es dégoûtant. Comment peux-tu dire des choses pareilles ? ” Dans un cas comme dans l’autre, cela ne m’affecte pas parce que je sais ce que je suis. Je n’ai pas besoin d’être accepté. (…) Non, je ne prends rien de ce qui m’est dit ou de ce qui m’arrive de façon personnelle. Ce que vous pensez, ce que vous ressentez, c’est votre problème, pas le mien. C’est votre façon de voir le monde. Cela ne me touche pas personnellement, parce que vous n’êtes confronté qu’à vous-mêmes, pas à moi.
D’autres auront une opinion différente, selon leur système de croyances ; donc, ce qu’ils pensent de moi ne concerne pas vraiment ma personne, mais eux-mêmes.

Si vous n’avez pas peur, il vous est impossible d’être irrité contre moi. Si vous n’avez pas peur, il n’est pas possible que vous me haïssiez. Si vous n’avez pas peur, vous ne serez pas jaloux ou triste. Si vous vivez sans peur, si vous aimez, ces émotions n’ont aucune place en vous. Et si vous ne
ressentez aucune de ces émotions négatives, il est logique que vous vous sentiez bien. Lorsque vous vous sentez bien, tout ce qu’il y a autour de vous est bien. Et quand tout ce qui vous entoure est bien, tout vous rend heureux.Vous aimez toute chose, parce que vous vous aimez vous-même. Parce que vous vous appréciez tel que vous êtes. Parce que vous êtes satisfait de vous-même. Parce que vous êtes content de votre vie. Vous êtes heureux du film que vous produisez, heureux des accords conclus dans votre existence.Vous êtes en paix et content.Vous vivez dans un état de bonheur où tout est merveilleux, où tout est beau.

Que dire de plus si ce n’est que du vrai? mais même en sachant cela, en ayant conscience, ce n’est effectivement pas toujours évident d’appliquer le détachement nécessaire ou le « lâcher-prise »: on ne nous l’a jamais enseigné (que ça soit à l’école ou dans notre milieu familial). Et je suppose que cela dépend aussi de notre humeur du moment, de la journée passée, des nouvelles écoutées, etc… .
Voilà une espèce de pied de nez à toutes les personnes qui se pensent plus intelligentes que vous en vous expliquant aimablement que si vous prenez mal quelque chose que l’on vous dit, c’est que c’est forcément vrai et qu’il faudrait que vous réfléchissiez sur vous-même et changiez…! Oui, des gens comme ça, qui débitent de tels immondices, on en trouve à tous les coins de rue! ^^’

Troisième Accord Toltèque: Ne faites pas de suppositions.

Nous avons tendance à faire des suppositions à propos de tout. Le problème est que nous croyons ensuite qu’elles sont la vérité. Nous serions prêt à jurer qu’elles sont vraies.

Rien qu’en faisant des suppositions et en prenant tout ce qui nous arrive personnellement, nous créons énormément de poison émotionnel, parce qu’ensuite nous médisons sur la base de ces suppositions. (…) Comme on a peur de demander des explications, on prête des intentions à autrui, on fait des suppositions que l’on croit être vraies ; puis, on défend ces suppositions et on donne tort à l’autre.
Il vaut toujours mieux poser des questions que de faire des suppositions, parce que celles-ci nous programment à souffrir.

Effectivement, cela rejoint un peu ce qu’expliquait l’auteur dans le 2ème accord: « Au cours de notre éducation, de notre domestication, nous apprenons à tout prendre pour soi. Nous pensons être responsables de tout« . Et à mon humble avis, il n’a pas tord!

Il est très intéressant de voir comment l’esprit humain fonctionne. Nous avons besoin de tout justifier, de tout expliquer, de tout comprendre, afin de nous rassurer. Il y a des millions de questions aux-quelles nous cherchons les réponses, car il y a tant de choses que notre esprit rationnel ne peut expliquer. Peu importe que la réponse soit correcte ; le seul fait de trouver une réponse nous rassure. C’est pour cela que nous faisons des suppositions.

Quatrième Accord Toltèque: Faites toujours de votre mieux.

Quelles que soient les circonstances, faites toujours de votre mieux, ni plus, ni moins. Mais rappelez-vous que votre mieux ne sera jamais pareil même d’une fois à l’autre. Tout est vivant, tout change constamment, par conséquent votre mieux sera parfois à un haut niveau et d’autres fois à un moins bon niveau.

Bon là je ne suis pas totalement d’accord: il est bon de faire un peu plus que son mieux, mais cette opinion n’engage que moi =) Pourquoi je dis ça? tout simplement parce que beaucoup de gens se cantonnent à ce qu’ils pensent qu’ils sont capables de faire et ont souvent une vision très négative de leurs capacités. Donc ils vont se contenter de faire ce qu’ils pensent qu’ils puissent faire -à savoir, dans les limites qu’ils se sont imposées- alors qu’en réalité ils peuvent faire encore plus mieux que mieux, vous voyez? ;)

Lorsque vous en faites trop, vous vous videz de votre énergie et vous agissez contre vous-même, avec pour conséquence qu’il vous faut davantage de temps pour atteindre votre but. Mais si vous faites moins que votre mieux, vous vous exposez aux frustrations, au jugement personnel, à la culpabilité et aux regrets.

En résumé, faut trouver le juste milieu quoi! ^o^
Bon, je vais m’arrêter là pour les citations (j’en ai marre de recopier x), on peut en faire quinze mille et placer tout autant de commentaires! xD

On peut en conclure que l’ouvrage est bien résumé sur Wikipedia:

Que votre parole soit impeccable.
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez vraiment. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire d’autrui. Utilisez la puissance de la parole dans le sens de la vérité et de l’amour. La parole est un outil qui peut détruire. Prenez conscience de sa puissance et maîtrisez-la. Pas de mensonge ni de calomnie.
Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle.
Vous n’êtes pas la cause des actes d’autrui. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leurs rêves, de leurs peurs, de leurs colères, de leurs fantasmes. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.
Ne faites pas de suppositions.
Ne commencez pas à élaborer des hypothèses de probabilités négatives, pour finir par y croire, comme s’il s’agissait de certitudes. Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.
Faites toujours de votre mieux.
Il n’y a pas d’obligation de réussir, il n’existe qu’une obligation de faire au mieux. Votre « mieux » change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets. Tentez, entreprenez, essayez d’utiliser de manière optimale vos capacités personnelles. Soyez indulgent avec vous-même. Acceptez de ne pas être parfait, ni toujours victorieux.

Points forts du livre: Clair, simple, concis, ne nécessite pas d’avoir fait de hautes études en psychologie pour comprendre ce qu’il raconte, vocabulaire accessible même aux jeunes enfants. Le peu de pages fait qu’on peut l’emporter partout sans être incommodé par son poids ou son format. L’auteur offre aussi de nombreux exemples très simples, anodins, dans lesquels on peut (se) reconnaître (dans) des situations vécues, des pensées évoquées, etc… . Il permet par de nombreuses fois de s’interroger sur notre personne, notre comportement, en gros, suggère une remise en question toute en douceur.
Points faibles: Trop de redondances, de tournures diverses pour dire la même chose! si il n’y en avait pas eu autant , le livre aurait tenu en à peine une vingtaine de pages à tout casser. Il faut dire aussi que ces fameux 4 accords ne sont pas tellement « profonds », car comme je l’ai dis dans certains passages de cet article, ce sont des principes que l’on connaît tous déjà (ou presque tous alors! x), mais que l’on n’arrive pas forcément toujours à appliquer quotidiennement.

Le contenu de l’ouvrage se trouve en fait dans bien d’autres, et dans certains spiritualités (comme par exemple dans la pratique des arts martiaux asiatiques où ceux-ci -et bien d’autres encore!- sont enseignés et/ou mis en pratique) mais l’auteur a eu une idée de génie: résumer les idées quelques importantes idées en 4 grands principes et en les simplifiant au maximum et les répétant de nombreuses fois afin que ceux-ci soient à la portée de tous et soient rapidement assimilés. Enfin, en tous cas, c’est ainsi que je vois la chose, puisque j’ai déjà vu ce genre de principes à suivre dans d’autres livres et dans ma pratique d’arts martiaux. C’est intéressant, mais me concernant en tous cas, je n’apprend absolument rien d’extraordinaire ni de nouveau dans l’ouvrage… Comme dans beaucoup de bouquins, nous sommes conscient de bien des choses et on sait que l’on doit appliquer des méthodes, mais on ne sait pas toujours comment. Le mérite des Quatre Accords Toltèques, c’est qu’il est tellement simple et répétitif que certains pourraient en éprouver une sorte de conditionnement qui pourrait leur permettre d’appliquer ces principes.

Personnellement (et sans prétention!), cela fait bien des années que j’applique tous ces principes, vu que j’y adhère depuis fort longtemps, et je n’ai jamais eu besoin d’un livre pour savoir tout ça. D’ailleurs je suis très étonnée que des gens encensent ce livre qui ne casse pas des briques (faut être réaliste!) ou même clament que ce petit machin leur a changé la vie alors que tout ce qui est préconisé/raconté est d’une logique sans nom, et devrait normalement être déjà enseigné au plus tôt de notre enfance. Si ce n’est pas le cas, suffit parfois de réfléchir -quand ça ne tombe pas sous le sens-, beaucoup même, et de vouloir sincèrement le bien à soi-même mais également à autrui. Enfin, c’est vrai qu’il est difficile pour les gens de  réfléchir et de se comporter correctement, on pourrait attraper le virus mortel de la plénitude, de l’amitié, du bonheur et de la paix, et de risquer de rendre heureux aussi les autres. C’est grave dangereux (« laule »).  Plus sérieusement, une fois ces principes appliqués, ça ne veut pas dire qu’on ne fait jamais d’erreurs (l’erreur est humaine!), par contre on en fait beaucoup moins que les autres puisque l’on comprend où pourrait se situer la bêtise à venir et on anticipe plus rapidement qu’autrui afin de les éviter.

Bref, le contenu du livre n’est pas mauvais en soi, évidemment. Ca m’a fait aussi réaliser que ce qui me paraissait d’une évidence même (voir par exemple mon « codex », à défaut de me connaître ;) ne l’est visiblement pas pour les autres. Un truc que j’ai du mal à comprendre d’ailleurs.

Je voudrais faire une digression en ajoutant que tout ce qui se résume au « développement personnel », et considéré souvent comme du « New Age » ou étant de la « psychologie » -suivant le niveau du contenu du bouquin, des auteurs ou des exercices proposés-, se retrouve dans un bon nombre d’anciens ouvrages d’ésotérisme, de Magie, de maçonnerie (Rose-Croix, etc…) et j’en passe. Comme le disait une de mes copines, on a juste épuré tout ces exercices de développement personnel de leur coté « magique » pour en faire ce que l’on connait aujourd’hui. Alors, par un rapide calcul: « développement personnel + rituels = livres (sérieux) de Magie ». Et pouf! ça vous en bouche un coin, hein? :D
Mais c’est vrai que vu sous cet angle, ça risque de faire perdre toute crédibilité au développement personnel. Et pourtant, bien des choses découlent de l’ésotérisme/occultisme/de la Magie… =)

[ Livre ] Les Dieux du Bouddhisme

Les Dieux du Bouddhisme

Les Dieux du Bouddhisme

Auteur: Louis Frédéric
Editions: Flammarion, dépôt légal: 2006

Résumé:

Ce guide recense et identifie quelque trois mille divinités du bouddhisme ayant fait l’objet de représentations en Inde, à Ceylan, en Asie du Sud-Est, au Tibet, en Chine, en Corée et au Japon. Elles sont présentées selon l’ordre traditionnel bouddhique, qui les classe en groupes selon leur importance. Après une brève histoire du bouddhisme, l’ouvrage décrit l’évolution de ses manifestations artistiques, puis les « accessoires » particuliers aux divinités – postures (âsana), mouvements des mains (mudrâ), auréoles, attributs, etc. Chacun des chapitres suivants est consacré à un groupe de divinités – le Bouddha et les bouddha, les Boddhisattva, les dieux ordinaires, etc. -, identifiées sous leur nom traditionnel et leurs divers aspects religieux, populaires ou locaux. Suit un historique des représentations, ainsi que les rites de vénération et les légendes les concernant. Enfin, une bibliographie, des tables de concordance des noms de divinités (sanskrit, japonais, chinois) avec leurs caractères idéographiques et un index complètent cet ouvrage.

Sommaire (que j’ai réduis):

Avant-propos
Introduction
Généralités

I – Évolution des représentations bouddhiques
II – Généralités Iconographiques
III – Le Bouddha et les Grands Bouddha
IV – Les Grands Bouddha de Sagesse et l’Âdi-Buddha
V – Les Bodhisattva de Compassion
VI – Les Bodhisattva ordinaires
VII – Les Rois de Science Magique
VIII – Les Divinités Féminines
IX – Défenseurs et Gardiens de la Loi Bouddhique
X – Les Groupes de Divinités
XI – Êtres divins et personnages historiques divinisés

Table de caractères japonais
Correspondances sanskrit-japonais
Notes
Bibliographie
Index Général

Mon avis:

J’adore ce livre! Il fait parti des ouvrages que j’avais consultés et utilisés pour mon article sur les divinités féminines chinoises et bouddhistes. Les recherches poussées de l’auteur s’en ressentent à chaque page, pages qui nous délivrent une mine d’informations et de détails (histoire, photos, illustrations, etc…). Mon avis est très court, mais à part des éloges à répéter, je n’ai rien d’autre à ajouter! x) N’oubliez pas que je ne donne que succinctement mon avis, je ne raconte pas mes lectures… j’vais pas non plus vous les spoiler pour ensuite que ça gâche votre plaisir! ;) Bref! à vous de vous en faire une idée avec le sommaire et dans les quelques courts extraits qui suivent… ^^

Quelques extraits:

Au cours des siècles suivants, les images bouddhiques subissent une transformation radicale: de nouveaux modèles sont alors venus de l’Inde, présentant les caractéristiques des styles Gupta. Les débuts de la période des Tang voient donc se transformer les images des Bouddha qui se dénudent de plus en plus et ont tendance à prendre des formes plus pleines. Les vêtements des Bodhisattva commencent à se surcharger d’ornements (bijoux, diadèmes, bracelets, pendentifs, etc…). Les corps prennent une attitude plus souple, en Tribhanga, « triple flexion » chère à la plastique indienne, surtout dans les images des divinités debout. Les halos deviennent, comme dans l’art des Gupta, ronds, et sont décorés de motifs floraux.

Maitreya-mudrâ (jap. Shiyui-in)
Cette mudrâ de Maitreya ou de la réflexion est surtout utilisée pour les images de Maitreya (jap. Miroku; cor. Mi-rüg) des représentations coréennes de la période d’Asuka au Japon (VIème-VIIème siècles). La main gauche est posée sur la cheville droite (dans la pose dite Hanka-shiyui, « de la pensée ») tandis que la droite, l’index et le majeur allongés, touche la joue.

Gôzanze-in
Cette mudrâ des sectes ésotériques japonaises, aussi appelée Niwa-in (des deux ailes) ou Shisetsu-in, est caractéristique du Vidyârâjâ Trailokyavijayarâja (jap. Gôzanze Myô-ô). Les deux mains sont réunies sur la poitrine par les auriculaires entrlacés, paumes tournées vers l’extérieur, pouces réunis aux majeurs.

Le lotus blanc (pundarîka; jap. byakurenge)
Il symbolise la pacification de notre nature et la Bodhi, l’état de pureté mentale totale et de perfection spirituelle. Il a généralement huit pétales correspondant au Noble octuple Sentier de la Doctrine. C’est lui qui se trouve au coeur du mandala du Garbhadhâtu, étant la matrice ou l’embryon du monde. C’est donc le lotus des Bouddha.

Les glaives (khadga; jap. ken, tsurugi, katana; chin. jian)
Ils servent à trancher l’ignorance et à attaquer les puissances du mal. Ils sont aussi un signe de commandement et de sagesse, de Connaissance suprême, d’intelligence parfaite. On en compte de nombreuses variétés:

(s’ensuit une liste des glaives et leurs fonctions et descriptions)

Kâtyâyana (Nalada; jap. Kasenen)
Né à Ujjain (ouest de l’Inde), il fut chapelain brahmane des rois de cette cité. Converti par le Bouddha, à son tour il convertit son roi. Il fut d’une grande efficacité dans ses prédications. On le représente avec un bol à aumônes à la main, ou bien les mains jointes, doigts entrelacés.

Les Sept divinités du bonheur (Shichifukujin)
Ce groupe de divinités populaires u Japon, sont, en dehors de Daikoku-en (Mahâkâla): Ebisu, Benzai-ten (ou Benten, Sarasvatî), Bishamon-ten (Vaishravana), Fukurokuju, Jurôjin et Hotei. Parmi ces sept divinités, nous avons traité par ailleurs Benzai-ten, Bishamon-ten et Hotei. Ce nombre de sept n’est pas sans rappeler celui des sept sages du bosquet de bambous ou des sept sages de la coupe de vin dont les images sont populaires en Chine. En effet ce groupe hétéroclite formé de divinités appartenant au bouddhisme, au terroir japonais et au taoïsme chinois aurait été artificiellement créé au XVIIème siècle par le moine Tenkai (mort en 1643, nom posthume Jigen Daishi), désireux de symboliser pour le Shôgun Tokugawa Iemitsu (1623-1650) les vertus essentielles de l’homme de son temps: longévité, fortune, poupularité, candeur, amabilité, dignité et magnanimité. (…)

[ Livre ] Dictionnaire Infernal

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Dictionnaire Infernal

Auteur: J. Collin de Plancy
Editions: Lacour-Rediviva, 1993

Quatrième de couverture:

Les ouvrages qui traitent de ces matières ne sont généralement que d’indigestes amas d’extravagances, ou d’incomplètes compilations, ou de froides discussions mal coordonées. Les personnes qui veulent connaître un peu ces matières et faire la collection des ouvrages rares et curieux dont elles sont le sujet, doivent pour cela dépenser de grandes sommes et passer plusieurs années dans ces recherches. On croit pouvoir leur épargner tous ces frais et toute cette peine dans cette nouvelle édition, entièrement refondue, du Dictionnaire infernal. Les curieux y trouveront tout ce qui concerne les démons, les esprits, les lutins, les farfadets, les fantômes, les revenants, les spectres, les vampires, les gholes, les sorciers, les lamies, le sabbat, les loups-garous, les francs-maçons, les magiciens, les gnomes, les sylphes, les salamandres, les fées, les ogres, les génies, les évocations, les secrets merveilleux, l’alchimie, la cabale, les talismans, l’astrologie judiciaire, la physiognomonie, la chiromancie, la métoposcopie, la crânologie, le magnétisme, la baguette divinatoire, les horoscopes, les songes, la cartomancie et les autres moyens de dire la bonne aventure, les erreurs et les préjugés populaires, les fausses opinions, etc…, et, en un mot, le résumé de tous les livres écrits sur les superstitions, la notice des démons et des sorciers, et des articles sur les démonographes. On pourra y juger ce que sont les fatras, dangereux malgré leurs sottises, que de pauvres insensés recherchent encore Le Grand et le Petit Albert, les Grimoires, le Dragon Rouge, les Clavicules de Salomon, l’Enchiridion, attribués si effrontément au Pape Léon III, etc, etc, etc… .
Dans des sujets qu’une adresse satanique a si souvent accolés à la religion, il se présentera quelquefois, pour l’écrivain, des rencontres perfides et des passes délicates. Puisse l’esprit de sagesse le diriger! Si dans certains articles il se trompe, il déclare d’avance que, fils soumis de la sainte Eglise, et soumis sans restriction et sans réserve, il désavoue, condamne et déteste tout ce que l’Eglise pourrait désapprouver dans son livre.

Mon avis:

Malgré un titre qui pourrait laisser présager de n’y trouver que des termes diaboliques, les entrées sont plus diversifiées que l’on ne le soupçonne: l’auteur rapporte les superstitions concernant par exemple les organes, sur les fées et divers personnages merveilleux, les animaux (éléphants, chauve-souris…), les plantes et leurs utilisations, mais dresse aussi des biographies succinctes ponctuées d’anecdotes de personnages connus ou non, et de tout milieux sociaux (des rois, des moines, des bergers….). On trouve également dans le dictionnaire des noms de démons et de diverses divinités.
Au premier abord le dictionnaire semble austère, mais certaines « définitions » de de Plancy sont ponctuées d’humour: « Ce qu’il y a de plus remarquable dans l’histoire des vampires, c’est qu’ils ont partagé, avec les philosophes, ces autres démons, l’honneur d’étonner le dix-huitième siècle » (Vampires).
Si vous le lisez, pensez à vous mettre dans le contexte: c’était une autre époque, donc les croyances et superstitions, les idées -et le langage- étaient différents…

Bon alors personnellement, mon édition est plutôt de mauvaise qualité: des mots parfois tellement petits que l’encre déforme les lettres, des pages où le contraste est si faible que pour déchiffrer l’écrit relève parfois d’un tour de force, etc… J’espère que les éditions nouvelles ont remédié aux problèmes d’impression!

Quelques extraits (pas trop longs et au hasard):

Ukobach – Démon d’un ordre inférieur. Il se montre toujours avec un corps enflammé; on le dit inventeur des fritures et des feux d’artifice. Il est chargé par Belzébuth d’entretenir l’huile dans les chaudières infernales.

Coirières (Claude) – Sorcière du seizième siècle. Pendant qu’elle était détenue en prison, elle donna une certaine graisse à un nommé François Gaillard, pareillement prisonnier, lequel, s’en étant frotté les mains, fut enlevé de sa prison par l’assistance du diable, qui toutefois le laissa reprendre.

Césara – Les Irlandais croient remonter à Césara, petite-fille de Noé, qui se réfugia dans leur île, où, par grâce spéciale, elle fut à l’abri des eaux du déluge.

Io – Cette femme que Junon changea en génisse est traitée de sorcière dans les monographes. Delancre assure que c’était une magicienne qui se faisait voir tantôt sous les traits d’une femme, tantôt sous ceux d’une vache avec ses cornes.

Savon – Dans l’île de Candie et dans la plupart des îles de la Turquie et de la Grèce, on évite d’offrir du savon à quelqu’un. On craindrait par là d’effacer l’amitié.

Wattier (Pierre) – Il a publié au dix-septième siècle la doctrine et interprétation des songes, comme traduite de l’arabe de Gabdorrhaman, fils de Nosar; in 42, Paris, 1664.

Babau – espèce d’ogre ou de fantôme, dont les nourrices menacent les petits enfants dans les provinces du midi de la France, comme on les effrayent à Paris de Croquemitaine, et en Flandre de Pier-Jan Claes. Mais Babau ne se contente pas de fouetter, il mange en salade les enfants qui sont méchants.

Amaranthe – Fleur que l’on admet parmi les symboles de l’immortalité. Les magiciens attribuent aux couronnes faites d’amaranthe de grandes propriétés et surtout la vertu de concilier les faveurs et la gloire de ceux qui les portent.

Eau d’ange – Pour faire de bonne eau d’ange, ayez un grand alambic, dans lequel vous mettez les drogues suivantes: benjoin, quatre onces; styrax, deux onces; sandal citrin, une once; clous de girofle, deux drachmes; deux ou trois morceaux d’iris de Florence; la moitié d’une écorce de citron; deux noix de muscade; cannelle, demi-once; deux pintes de bonne eau de roche; chopine d’eau de fleurs d’orange; chopine d’eau de mélilot; vous mettez le tout dans un alambic bien scellé et distillé au bain-marie; et cette distillation sera une eau d’ange exquise ainsi nommée parce que la recette en fut enseignée par un ange…

Dysers – Déesses des anciens Celtes, que l’on supposaient employées à conduire les âmes des héros au palais d’Odin, où ces âmes buvaient de la bière dans des coupes faites des crânes de leurs ennemis.

Anpiel – L’un des anges que les rabbins chargent du gouvernement des oiseaux; car ils mettent chaque espèce créée sous la protection d’un ou plusieurs anges.

[ Livre ] Traité de Royal Yoga ~ Raja Yoga

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Traité de Royal Yoga ~ Raja Yoga ~ Ornée de Figures

Auteur: Içvaracharya Brahmachari
Editions: Perthuis (éditions H. Durville), année ?

Résumé:

Présentation et explication d’Ama, Nimaya et Samyama, le pranayama, Dharana et Samadhi, les plexus, les exercices préliminaires et gradués de pratique, l’automagnétisme, les asanas, les exercices supérieurs, le contrôle du mental, la lévitation, l’extériorisation du corps astral, le yoga de Patanjali, etc

Table des Matières (que j’ai réduite):

Introduction
Chapitre I – D’ama, Niyama, Samyama
Chapitre II – Prànayama
Chapitre III – Dharana et Samadhi
Chapitre IV – Les Plexus
Chapitre V – Exercices préliminaires et gradués de pratiques
Chapitre VI – Les Asanas
Chapitre VII – Exercices supérieurs
Yoga de Patanjali
Chapitre I – La Concentration
Chapitre II – La Concentration, sa pratique
Chapitre III – Les Pouvoirs
Chapitre IV – Indépendance
Appendice
_ Les Upanishads _ Résumé de la Philosophie Yoga _ Constitution synthétique de l’homme _ Pancha-vayu _ çaktis _ Les 3 sortes nourritures _ Prana
Bibliographie
Conclusion

Avis:

Ah le mystérieux livre que voilà! Pas d’année inscrite sur la couverture ni même à l’intérieur, pas un mot sur l’auteur, pas de code-barres ou/ni de numéro ISBN, pas de prix (même en francs), rien… Et surtout, auteur introuvable sur le net, si ce qu’un autre ouvrage d’ Içvaracharya Brahmachari existe. Ahem!
Le résumé que je vous ai copié est celui trouvé sur un site de vente en ligne. Parce qu’au dos du livre ce trouve ceci:

Traité de Royal Yoga (2) photo initiation_zps8e7xoilf.jpg

Voyez comme l’énigme est amplifiée! x)
Une année est quand même divulguée dans le chapitre « Invocation au Mahatmas »:

Aum!
Maîtres Inconnus et Vénérés qui, dans l’Inviolable Mystère de vos cryptes thibétaines* êtes toujours les Porte-Etendards du Seigneur-Roi, du Divin Krishna, nous vous appelons à notre aide, en cet an 5016 (1916= du 5016) du Kâli-Yuga, en vue de préparer sous votre ordre, l’harmonieux concert de toutes les Forces et de tous les membres épars de l’Humanité.

Je fais donc la supposition que l’ouvrage fut rédigé en 1916, mais rien n’est sûr. Comme il s’agit des éditions Perthuis (aka les Durville), j’émet la théorie que le livre aurait été écrit par Durville père et fils, mais là encore, je ne peux le confirmer, bien que j’en sois quasiment certaine. En effet, cela ne serait pas impossible, la famille ayant déjà rédigé, par exemple, le Kybalion sous le pseudonyme Les Trois Initiés, alors, pourquoi pas? La bibliographie cite d’ailleurs des ouvrages d’un autre Durville, à savoir, Gaston.

Quoiqu’il en soit, le livre n’est pas ce à quoi je m’attendais: il ne s’agit pas d’un texte fondateur sur le Raja Yoga, comme peuvent l’être les Śiva saṃhitā, Gheraṇḍa saṃhitā et Haṭha Yoga Pradīpikā à propos du Haṭha Yoga. Certes, c’est un traité, mais pas la traduction d’un texte fondateur. Ou alors des éléments en ont été repris pour le diffuser en Occident.

Le livre est un peu laborieux, traînant sur les explications, parfois trop longues, répétitives ou peu claires, avec maintes allégories, et si l’on n’est pas familier avec les termes sanskrits, on y perd parfois son chemin. Même chose si vous n’êtes pas un minimum philosophe! xD
L’auteur met en note des références à des ouvrages des Durville , mais aussi de Papus, Stanislas de Guaïta (un looong passage d’un de ses livres est cité!) ou encore de Jules Lermina. Une allusion est également faite à H.P. Blavatsky et la théosophie est même vaguement abordée.
Les exercices & explications donnés sont souvent « brouillon », nécessitant par moment un peu plus de réflexion et de concentration pour comprendre, quelques oublis de lettres dans certains mots (« put » au lieu de « peut », etc..) auraient nécessité une relecture et une correction, l’impression des pages laisse à désiré car certains mots sont presque effacés, et le peu d’illustrations présentes sont un peu confuses

Encore un livre qui ne s’adresse pas à tout le monde car pas si accessible que ça! Mais pour le seul ouvrage que j’ai trouvé sur le Royal Yoga, je pense qu’il peut être intéressant de le posséder. Bien qu’il faille quand même posséder un glossaire de mots sanskrits pour comprendre certains termes utilisés (rassurez-vous, ils sont en lettres latines! ;), le Traité de Royal Yoga est comme une sorte d’introduction aux yogas: il explique & enseigne pas mal de choses, comme vous l’aurez sans doute deviné par rapport à la table des matières.

Quelques extraits:

Les Nadis, subtils canaux, forment Sukshma, subtil courant formé par le premier Sushumna, la corde épineuse allant dans le cerveau; le second sushumna descend toucher le nombril près duquel est le capuchon des replis serpentins de Kundalini. Les Nadis sont 72.000 dirigés par 10 chefs nadis, lesquels le sont par un seul, plein de pouvoir. Ce chef, commence au nombril et va vers la tête, remontant et descendant.

Si vous fermez le passage de l’air au dehors avec l’uvule et la racine de la langue et buvez en cette place l’amrita, vous deviendrez semblables au roi des Dévas.
Si vous buvez l’amrita qui pénètre les Kalas, la pleine lune, qui est le Purusha de ces Kalas, répandra sa pleine lumière.
Si vous buvez l’amrita dans le vase omkara, vous connaîtrez ce qui n’est plus sujet à la mort.

Svadhisthana est le lotus aux 6 pétales à la base de l’organe sexuel, au-dessus de Muladhara et au-dessous du nombril. Son péricarpe est rouge et ses pétales sont lumineux. Son tattva est l’eau, évoluée du Feu.  Ses varnas (lettres-couleurs) sont: bam, bham, mama, yam, ram et lam.
Dans les 6 pétales sont aussi les Vrittis (états, qualités, fonctions, modifications ou inclinations mentales): prashraya, crédulité; a-vishvasa, suspicion; avajna, dédain; murchchha, illusion ou désinclination; sarvanasha, fausse connaissance; krurata, impitoyabilité, cruauté. Avec un espace semi-circulaire dans le péricarpe est le Devata bleu-noir Maha-Vishnou, avec ses Çaktis, Sakshmi et Sarasvati. En tête aux Çakti aux 4 mains Rakini et le bija de Varuna, dieu de la mer.

La respiration profonde se compose de trois temps:
1° – Aspiration,
2° – Assimilation et repos (rétention),
3° – Expiration.
L’entraînement a pour but d’augmenter de plus en plus la durée de ces trois périodes et d’arriver finalement à suspendre la respiration.
Au commencement du Yoga chaque exercices de respiration profonde ne devra guère durer plus de 10 minutes. L’expérimentateur pourra être soit dans la posture assise, soit dans la posture couchée.
L’aspiration, comme l’expiration, doivent se faire lentement, rythmiquement; l’aspiration doit absorber la plus grande quantité d’air possible.

Les 6 qualités mentales, nécessaires dans la pratique du yoga sont:
1° Shama: Empire sur l’Esprit;
2° Dama: Empire sur le Corps;
3° Uparati: Tolérance, libéralité;
4° Titiksha: Force, endurance;
5° Shraddha: la Foi, la Fidélité;
6° l’égalité, la pondération;

* J’ai toujours du mal avec cette orthographe… ><

[ Livre ] Messes Noires – Satanistes et Lucifériens.

 

Messes Noires – Satanistes et Lucifériens. Choses vues

Auteur: Jehan Sylvius
Editions: Les Editions de Lutèce, 1929

Résumé:

Roman autobiographique, l’auteur nous raconte sa rencontre avec Jean-Louis Valentin, évêque gnostique de Paris et mage, et leurs découvertes occultes dans un Paris méconnu, un Paris ésotérique, magique et sombre.

Table des Matières:

Introduction
I. Le Seuil du Mystère
II. Un Mage Moderne
III. Initiation
IV. Chez les Lucifériens
V. L’Office d’Astarté
VI. Un Évêque Sataniste
VII. Au Sabbat
VIII. Une Messe Noire à Paris
XIX. La Nuit des Succubes
X. L’Envoûtement
XI. L’Incantation
XII. Le Vampire
XIII. Les Deux Magies
XIV. L’Autre Plateau de la Balance
XV. La Barque d’Isis
XVI. Gnosis
Epilogue

Avis:

J’ai lu le livre sous une autre forme (microfilm), et n’ayant pas trouvé le résumé à la fin de la bobine, ni même sur internet, j’ai du vous faire mon propre résumé. Le vrai nom de l’auteur est Ernest Gengenbach.
Malgré les avertissements de l’auteur, je ne sais pas si ce roman relate des faits tous véridiques, puisque c’est romancé (ah bah oui!), mais je pense que oui. Habituellement je présente rapidement des livres qui sont tout sauf des romans, mais je tenais absolument à vous faire découvrir cet ouvrage, quasi introuvable.

Dans l’introduction, l’auteur nous préviens que les faits exposés dans l’ouvrage sont authentiques. Il avoue cependant, par discrétion, avoir « changé les lieux et présenté en un récit suivi des évènements vécus à des époques différentes » (p.16) en ajoutant que ce qui est raconté dans le livre s’étale en réalité sur les huit dernières années (par rapport au moment où il a donc écrit son roman).
Le sujet central est l’ésocculte (ésotérisme+occultisme), mais je tiens à préciser que le livre porte très bien son titre, car on aborde 3 sujets principaux, dont vous devez probablement vous douter vu le titre: les satanistes, les lucifériens, mais aussi la Gnose, la Goétie, des vampires, et beaucoup d’auteurs et ouvrages occultes (Eliphas Lévi, Stanislas de Guaïta, etc…) sont également cités.

J’ai dévoré ce bouquin! (enfin, ce microfilm… xD) On est très vite pris par l’histoire, attiré par les mystères dévoilés -enfin, en partie en tous cas! hihi!- tout au long de la lecture.

Je pense que les nombreux noms et titres de livre, mais aussi de lieux (bien qu’ils fussent changés par l’auteur) sont des pistes de découvertes ésoccultes. Enfin, je pense qu’il peut être intéressant de fouiller dans les petites informations disséminées, et même enquêter.

Attention cependant: ce livre sulfureux, invitant à la réflexion, pourrait choquer bon nombre de religieux… A ne pas mettre entre toutes les mains!

Quelques extraits:

Aussi, les Lucifériens qui sont non seulement des illuminés et des mystiques, adorant leur Ange de Lumière en de claires chapelles disséminées dans le monde entier, sont aussi des hommes et des femmes d’action, qui s’opposent par tous les moyens à l’Eglise et à sa hiérarchie, dont la ruine et la chute définitive amèneront la défaite de l’imposteur Adonaï, Démiurge saboteur de la création et persécuteur de la créature, et le triomphe de Lucifer, ami de l’humanité, créateur de toute beauté, de toute harmonie et de toute poésie.

C’était Flory Sophia. Elle se leva à demi pour nous accueillir, et elle tendit à Valentin une fine main qu’il baisa. Il me présenta ensuite et je m’inclinai devant la papesse des Lucifériens.
Elle portait avec majesté une robe de soie blanche dont le large décolleté laissait voir une gorge merveilleuse et la naissance des seins sur lesquels pendait, retenu par une chaîne d’or, le sceau de Salomon surmonté du croissant de lune.

Ce billet, me dit Valentin, émane de Monseigneur Brachon, un authentique évêque sataniste, et l’une des plus jolies crapules que je connaisse. En fait de sacrilèges, il est passé maître, un véritable virtuose…
– Mais, dis-je, il vous considère comme un frère en Satan.
– Oui, comme tous ses ex-confrères du clergé catholique romain, il croit que les occultistes sont voués au diable, et, pour lui comme pour eux, notre église gnostique est sataniste.
Quoi qu’il en soit, Brachon est dans le privé un homme courtois et instruit comme pas un des choses de l’Hermétisme.

Le souvenir de l’abominable messe ne put me quitter, d’autant plus que le vertige qui m’avait pris dans la chapelle tout à l’heure durait encore.
Je fis une tasse de tilleul et me couchai après avoir ouvert ma fenêtre toute grande.
Il me fut impossible de fermer l’œil. Toutes les scènes de la messe noire défilaient dans mon esprit et je croyais les voir en même temps se dérouler sur le plafond, comme un écran.

J’avais revu deux ou trois fois la papesse des Lucifériens et elle m’avait invité à quelques-unes de ses réunions. Sans doute, avait-elle deviné mon émotion le soir de l’office d’Astarté et désirait-elle faire de moi un adepte…

– Mais enfin, demandais-je un jour à Valentin, pourquoi l’Eglise condamnant en bloc tout l’occultisme confond-elle la Théurgie qui est en somme la Magie divine et la Goétie qui est la Magie noire?
– L’Eglise, me répondit Valention, reniant la Gnose, s’est enfermée dans un dogmatisme étroit, et accaparant la religion dont elle a voulu faire sa chose, elle ne permet pas l’incursion privée dans ce domaine.