[ Livre ] Messes Noires – Satanistes et Lucifériens.

 

Messes Noires – Satanistes et Lucifériens. Choses vues

Auteur: Jehan Sylvius
Editions: Les Editions de Lutèce, 1929

Résumé:

Roman autobiographique, l’auteur nous raconte sa rencontre avec Jean-Louis Valentin, évêque gnostique de Paris et mage, et leurs découvertes occultes dans un Paris méconnu, un Paris ésotérique, magique et sombre.

Table des Matières:

Introduction
I. Le Seuil du Mystère
II. Un Mage Moderne
III. Initiation
IV. Chez les Lucifériens
V. L’Office d’Astarté
VI. Un Évêque Sataniste
VII. Au Sabbat
VIII. Une Messe Noire à Paris
XIX. La Nuit des Succubes
X. L’Envoûtement
XI. L’Incantation
XII. Le Vampire
XIII. Les Deux Magies
XIV. L’Autre Plateau de la Balance
XV. La Barque d’Isis
XVI. Gnosis
Epilogue

Avis:

J’ai lu le livre sous une autre forme (microfilm), et n’ayant pas trouvé le résumé à la fin de la bobine, ni même sur internet, j’ai du vous faire mon propre résumé. Le vrai nom de l’auteur est Ernest Gengenbach.
Malgré les avertissements de l’auteur, je ne sais pas si ce roman relate des faits tous véridiques, puisque c’est romancé (ah bah oui!), mais je pense que oui. Habituellement je présente rapidement des livres qui sont tout sauf des romans, mais je tenais absolument à vous faire découvrir cet ouvrage, quasi introuvable.

Dans l’introduction, l’auteur nous préviens que les faits exposés dans l’ouvrage sont authentiques. Il avoue cependant, par discrétion, avoir « changé les lieux et présenté en un récit suivi des évènements vécus à des époques différentes » (p.16) en ajoutant que ce qui est raconté dans le livre s’étale en réalité sur les huit dernières années (par rapport au moment où il a donc écrit son roman).
Le sujet central est l’ésocculte (ésotérisme+occultisme), mais je tiens à préciser que le livre porte très bien son titre, car on aborde 3 sujets principaux, dont vous devez probablement vous douter vu le titre: les satanistes, les lucifériens, mais aussi la Gnose, la Goétie, des vampires, et beaucoup d’auteurs et ouvrages occultes (Eliphas Lévi, Stanislas de Guaïta, etc…) sont également cités.

J’ai dévoré ce bouquin! (enfin, ce microfilm… xD) On est très vite pris par l’histoire, attiré par les mystères dévoilés -enfin, en partie en tous cas! hihi!- tout au long de la lecture.

Je pense que les nombreux noms et titres de livre, mais aussi de lieux (bien qu’ils fussent changés par l’auteur) sont des pistes de découvertes ésoccultes. Enfin, je pense qu’il peut être intéressant de fouiller dans les petites informations disséminées, et même enquêter.

Attention cependant: ce livre sulfureux, invitant à la réflexion, pourrait choquer bon nombre de religieux… A ne pas mettre entre toutes les mains!

Quelques extraits:

Aussi, les Lucifériens qui sont non seulement des illuminés et des mystiques, adorant leur Ange de Lumière en de claires chapelles disséminées dans le monde entier, sont aussi des hommes et des femmes d’action, qui s’opposent par tous les moyens à l’Eglise et à sa hiérarchie, dont la ruine et la chute définitive amèneront la défaite de l’imposteur Adonaï, Démiurge saboteur de la création et persécuteur de la créature, et le triomphe de Lucifer, ami de l’humanité, créateur de toute beauté, de toute harmonie et de toute poésie.

C’était Flory Sophia. Elle se leva à demi pour nous accueillir, et elle tendit à Valentin une fine main qu’il baisa. Il me présenta ensuite et je m’inclinai devant la papesse des Lucifériens.
Elle portait avec majesté une robe de soie blanche dont le large décolleté laissait voir une gorge merveilleuse et la naissance des seins sur lesquels pendait, retenu par une chaîne d’or, le sceau de Salomon surmonté du croissant de lune.

Ce billet, me dit Valentin, émane de Monseigneur Brachon, un authentique évêque sataniste, et l’une des plus jolies crapules que je connaisse. En fait de sacrilèges, il est passé maître, un véritable virtuose…
– Mais, dis-je, il vous considère comme un frère en Satan.
– Oui, comme tous ses ex-confrères du clergé catholique romain, il croit que les occultistes sont voués au diable, et, pour lui comme pour eux, notre église gnostique est sataniste.
Quoi qu’il en soit, Brachon est dans le privé un homme courtois et instruit comme pas un des choses de l’Hermétisme.

Le souvenir de l’abominable messe ne put me quitter, d’autant plus que le vertige qui m’avait pris dans la chapelle tout à l’heure durait encore.
Je fis une tasse de tilleul et me couchai après avoir ouvert ma fenêtre toute grande.
Il me fut impossible de fermer l’œil. Toutes les scènes de la messe noire défilaient dans mon esprit et je croyais les voir en même temps se dérouler sur le plafond, comme un écran.

J’avais revu deux ou trois fois la papesse des Lucifériens et elle m’avait invité à quelques-unes de ses réunions. Sans doute, avait-elle deviné mon émotion le soir de l’office d’Astarté et désirait-elle faire de moi un adepte…

– Mais enfin, demandais-je un jour à Valentin, pourquoi l’Eglise condamnant en bloc tout l’occultisme confond-elle la Théurgie qui est en somme la Magie divine et la Goétie qui est la Magie noire?
– L’Eglise, me répondit Valention, reniant la Gnose, s’est enfermée dans un dogmatisme étroit, et accaparant la religion dont elle a voulu faire sa chose, elle ne permet pas l’incursion privée dans ce domaine.

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