[ Livre ] Hatha-Yoga-Pradîpikâ.

Hatha-Yoga-Pradîpikâ – Traité de Hatha-Yoga

Auteur: Patañjali (?)
Traduction: Tara Michaël
Editions: Fayard, 1974.

Résumé:

La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l’un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l’aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l’antiquité védique, de la correspondance de l’univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d’apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l’esprit.
La traduction de ce traité est précédée d’une étude de Tara Michaël qui montre l’importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d’une traduction du commentaire sanskrit qui l’explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.

Table des matières:

Préface de Jean Filliozat
I.  Introduction
_ Avant-Propos
_ Liste des Abréviations
1. Notre texte et la littérature du Haṭha-Yoga
2. La tradition des Nātha-Yogin
3. La tradition Śivaïte
4. La tradition du Yoga
5. La tradition Tantrique

II. Haṭha-Yoga-Pradîpikâ
_ Chapitre I
_ Chapitre II
_ Chapitre III
_ Chapitre IV

Appendice: Chapitre V
Index
Bibliographie
Prononciation du sanskrit

Mon avis:

En toute franchise, j’ai fini par passer l’introduction pour la relire plus tard. Je ne sais pas si c’est parce qu’elle comporte un nombre impressionnant d’informations (et de vocabulaire sanskrit) à chaque paragraphe, toujours est-il que, lorsque l’on n’est pas familier des traditions indiennes (Hindouisme, Shivaïsme, etc…), le livre est assez indigeste.
Il est fort possible que je ne fusse pas assez concentrée pour assimiler autant d’informations, ou qu’il n’y avait pas les conditions adéquates pour que j’entre suffisamment dans le livre et le dévore, ce qui est certain, c’est que si vous souhaitiez agrandir votre culture sur l’apparition/l’histoire du yoga et enrichir votre vocabulaire de termes spirituels sanskrit, ce livre est fait pour vous! x)

Mise à part la difficulté que j’ai eue à m’attaquer à l’introduction, je reproche autre chose au livre: lorsque l’on commence enfin à lire LE texte du Hatha-Yoga-Pradîpikâ (qui est d’ailleurs bien plus simple à lire et sur lequel on peut réfléchir sans se torturer l’esprit!), celui-ci est entre-coupé de commentaires du traducteur, parfois beaucoup trop longs. Au final, on est obligé de relire ce qu’il y avait précédent le commentaire.

Un ouvrage chiant par ces aspects cités, mais incontournable, donc je vous conseille, en premier lieu, de lire d’une traite tout ce qui fait parti intégrante du traité de Hatha-Yoga-Pradîpikâ, pour ne pas être perturbé par toutes les annotations qui vous perdrons dans votre lecture.

Quelques extraits:

Śiva est par conséquent la « divinité d’élection » (iṣṭadevatā) par excellence des yogins. En tant que Yoga-dakṣiṇamūrti², exposant la science du yoga, il est représenté assis dans une posture yogique (souvent svastikāsana), ou avec une jambe soutenue par une ceinture de méditation (yoga-paṭṭa). Il est lui-même l’archétype du yogin (Mahāyogin), figuré sous les traits d’un ascète nu, « vêtu d’espace » (digambara), le corps enduit de cendres, les cheveux relevés en un chignon tressé (jaṭāmaṇḍala), pratiquant des austérités sévères, immobile et concentré en lui-même.

Presque tous les sampradāya adoptèrent ce mode d’adoration du Brahman suprême qui est l’Un absolu, sous la forme de son premier dédoublement ou polarisation en deux principes opposés et complémentaires symbolisés par le principe mâle et le principe femelle, dont le jeu crée l’Univers et dont l’union restaure l’Unité primordiale.

42. Lorsque le vent se meut librement dans la voie du milieu, l’esprit atteint la fixité.
C’est cela l’état manonmanī, qui est réalisé lorsque l’esprit est fermement immobile.

44. Sūryabhedana, ujjāyin, sītkārin, sītalī, bhastrikā, bhrāmarin, mūrcchā, et plāvinī sont les huit prānāyāma.

10. Quand, par divers āsana, kumbhaka et des moyens variés la Grande Puissance a été éveillée, le prāna se résorbe dans le Vide.

24. Chaque fois que la peur, l’affliction et d’autres obstacles se dressent [dans la voie du yoga], celui qui s’y connaît en yoga doit dans la mesure de sa capacité redoubler d’effort dans la pratique du yoga.

80. La méthode la plus rapide pour obtenir l’unmanī est à mon sens la méditation sur l’espace entre les sourcils; c’est pour les esprits faibles le moyen le plus aisé d’atteindre le niveau du Rāja-yoga. L’absorption causée par le nāda se produit immédiatement, procurant une expérience convaincante.

58. L’enflure de l’estomac, la dilatation de la rate, les fièvres, les désordres de la bile, la faim et la soif, les poisons et les venins sont réduits à néant par cette sītalī kumbhikā.

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