[ Livre ] Runes et Chamanisme

 

Runes et Chamanisme

Auteurs:  Jean Vertemont et Jean Gabriel Foucaud
Editions:  Véga, 2008

Résumé Quatrième de Couverture:

Runes et chamanisme dévoile un « mode d’être » qui privilégiait une relation harmonieuse avec la nature – et tout ce qui en faisait partie – et qui était propre aux Européens. A la faveur de cet éclairage, les auteurs montrent à la fois le rôle central de certaines formes, rituels et symboles comme les quatre éléments, associés au cycle des saisons et aux directions de l’espace, dans le fonctionnement du psychisme profond. Ils refondent entièrement la connaissance que l’on avait des runes, ces glyphes anciens du patrimoine européen sur lesquels la science n’avait jusqu’à présent pratiquement rien à dire. Cet ouvrage ouvre donc des perspectives nouvelles et considérables à l’histoire des religions, à la cosmologie, et délivre un enseignement puissant, spirituel et authentique sur l’homme et son devenir. Il est destiné à toute personne en questionnement, que celui-ci soit simplement historique, ou à but thérapeutique, de développement personnel et spirituel.

Table des Matières:

_ Préface Rencontres magiques, messages étranges et chants d’ailleurs
_ Introduction Premiers éléments de sémiologie des runes
_ Chapitre 1 Les runes dans l’histoire de l’écriture
_ Chapitre 2 Les runes comme idéogrammes
_ Chapitre 3 Décryptage des points cardinaux
_ Chapitre 4 Questions de formes et de topologie
_ Chapitre 5 Les rapports du ciel et de la terre
_ Chapitre 6 Les trois langages des runes
_ Chapitre 7 Runes, esprits et dieux
_ Chapitre 8 Symbolique du temps runique
_ Chapitre 9 Analyse des noms des runes
_ Chapitre 10 Runes, magie et guérison
_ Chapitre 11 Définition et esquisse du chamanisme en général
_ Chapitre 12 Quelques remarques chamaniques et alchimiques sur les runes
_ Chapitre 13 Les rituels d’étuves sacrées
_ Chapitre 14 Redécouverte d’une cérémonie essentielle du monde chamanique
_ Chapitre 15 Guérison ou Guérisons?
_ Postface Observation personnelles sur le renouveau du chamanisme en Europe de l’Ouest
– Annexe 1 Les mesures de taux vibratoires
– Annexe 2 Les poèmes runiques
– Annexe 3 Kalevala: le mythe de création finnois
– Annexe 4 Sélection de la Völupsa: la prédiction de la voyante
– Annexe 5 Tableaux
_ Bibliographie

➠  Avis:

Encore un très bon ouvrage consacré aux runes! On y trouvera bien entendu l’histoire des runes, leur utilisation, leurs significations et symbolisme, leurs fonctions, comment pratiquer la divination avec, mais aussi le décryptage de leur nom à chacune, leurs évolutions, les correspondances avec l’alchimie ou encore le chamanisme, un peu d’histoire sur d’autres croyances, mythologies et religions, etc… . Entre cours d’histoire et cours de sémiologie (entre autres!), vous aurez le temps d’en apprendre, des choses!

Néanmoins, je considère l’ouvrage assez « technique », il serait bon d’avoir compris auparavent les bases des futharks, de connaitre un peu l’écriture en générale, la psychanalyse et la mythologie nordique/scandinave. Il suffit d’ailleurs de jeter également un oeil sur les références au cours de l’ouvrage, ou même la bibliographie de l’auteur qui indique avoir utiliser, pour ses recherches, certains ouvrages de Freud, Jung ou encore Guénon (parmi tant d’autres)… .

Quelques extraits:

D’autre part, en revenant aux seules runes, le choix des noms des runes, dont la pemière lettre est le phonème désignée par la rune, joue également un rôle considérable. Les liens entre leurs valeurs sémantiques et les formes ont certainement prévalu sur les liens entre les valeurs phonétiques et les formes, car justement celles-ci sont très stables. Il y a d’autre part ce que dit la tradition religieuse des Germains au sujet de la création des runes, qui est à prendre très au sérieux. La découverte des runes a été faite par Odhinn, comme le rapporte le recueil eddique de poèmes didactiques Hávamál (strophes 138-142): ce poème nécessite une herméneutique.

(P.56)

Une nouvelle preuve de l’ancienneté du zodiaque runique apparaît dans l’analyse des quatre sous-groupes qui suit, révélés par la méthode comparative, c’est-à-dire la superposition de savoirs traditionnels, tant du point de vue de la forme que du fond, pour faire apparaître sur les parties communes, en l’occurrence ici, avec des éléments la première théologie mazdéenne.
Le Mazdéisme est une réforme de l’ancienne religion des Arya, peuple indo-européen qui s’est formé au -IIIe millénaire, aux confins de la Bactriane et du Ferghana. L’auteur de cette réforme, Zarathoustra, « qui a des vieux chameaux », (vers le -Xe ou -XIe) a mis l’accent avant d’autres réformateurs comme Siddhartha en Inde, (-VIe siècle) sur les valeurs fondées sur l’éthique contre les valeurs fondées sur les rituels, et pour ce faire, entreprit de revenir à la première génération des dieux, en l’épurant et en l’intellectualisant.
Cette première génération était celle des Asura, ou en Iran les Ahura, correspondant à celle des Titans grecs, contre lesquels se tenaient les Daiva, « ceux du ciel diurne », qui sont arrivés jusqu’à nous sous le nom de « dieux ». Zarathoustra privilégia un Ahura qu’il appela Ahura Mazda, et qu’il entoura d’archanges et de démons, dont les plus déterminants étaient Spenta Mainyu (l’esprit actif) et Anra Mainyu (l’esprit mauvais).

(p.120-121)

6: KAUNAN, l’abscès, et le feu intérieur, et aussi Ken, la torche, mais compte tenu de sa forme en forme de croissant, on ne peut s’empêcher de penser à la lune (le dieu lune Soma, époux des puissances de la nuit, des constellations qui correspondent aux runes), qui est effectivement un symbole de la connaissance réfléchie, en opposition à Sowelo sur le diagramme orienté des 8 directions.

(p.149)

L’exploration de ces surdéterminations nous ammène à reconnaître dans les runes, comme on va le voir, les archanges zoroastriens, ou plusieurs grands dieux grecs, alors que les runes concernées ne dénotent ni dieux, ni encore moins d’anges, dans le monde germanique, et sans qu’aucun contact culturel historique ne puisse expliquer ces faits.

(p.168)

La pratique du galdr se rapproche beaucoup de la pratique des mantras, et l’analogie est frappante: dans les deux cas, il convient de placer un mot (rune) dans un poème, ou une syllabe sacrée dans une formule, ce qui va ouvrir l’espace psychique, et générer le réveil de forces endormies ou contraintes.

(P.209)

Tyr
Tyr est l’Ase qui n’a qu’un bras;
Souvent le forgeron le soufflet activera.

(p.339 – poème runique norvégien)

AC
Le chêne est sur le sol pour les fils de l’homme.
Il voyage souvent sur le bain des fous de mer,
et l’océan teste s’il garde noblement sa foi.

(p.344 – poème runique anglo-saxon)

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