Reconnaître un maléfice d’une maladie naturelle.

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L’un de mes livres cite comme référence un certain Maximilien d’Eynatten. Par curiosité, j’ai consulté un ouvrage de cet auteur, ou du moins, des propos recueillis d’Eynatten dans un livre de Benjamin Manassé, sous le nom de Rituels de Magie Blanche, tome VI – Le Livre des exorcismes, 1619 -avec un sous-titre à rallonge dont je vous fait grâce-, et je suis tombée sur une partie assez amusante intéressante, dans l’instruction III, sous-nommée: « Des signes et effets des maléfices et de ce qui permet de discerner le maléfice de la maladie naturelle».

Voici un extrait:

Les signes auxquels on reconnait les obsédés sont de trois sortes:
– Celles qui amènent la suspicion
– Celles qui posent une véhémente conjecture
– Celles qui ne laissent pas de doute

Du premier genre sont:
1° Le changement subit des manières qui deviennent brutales et rustiques
2° Le sommeil pesant
3° La consécration au démon
4° L’invocation au démon qui le soulève de terre
5° La fureur

Ces indices peuvent manquer et ils ne sont pas toujours une preuve certaine de la possession, mais ils l’accompagnent généralement et ils donnent lieu d’informer à cet égard.
Du second genre sont:
1° Des vociférations barbares et insolites et des hurlements de bête fauve
2° Un visage horrible et féroce
3° La stupeur des membres et la suppression à peu près complète des opérations de la vie
4° Une grande inquiétude, qui se déplaît en tout lieu, affligée sans savoir de quoi, recherchant la solitude et ne se plaisant que dans les déserts.
5° Des forces qui dépassent excessivement les facultés du corps humain
6° Se rouler en diverses manières, se jeter dans l’eau et dans le feu ou du haut d’un lieu élevé, se déchirer la chair, tenter de se pendre et attenter à sa vie de toute manière.

Du troisième genre sont:
1° Une subite connaissance des langues étrangères, hors de toute vraisemblance d’un miracle de Dieu, et aussi un art subit de lire, écrire, chanter sans avoir appris.
2° Parler avec éloquence de choses qu’on ne connaît point.
3° Révéler des choses secrètes que l’homme ne peut connaître, mais le démon seul; comme sont les péchés cachés et aussi la vision des choses qui sont en des lieux éloignés. Pour que ces signes soient certains, il y a tout lieu de supposer qu’il y a pacte avec le démon comme font les devins qui obtiennent des faits semblables et ne sont pas possédés.
4° Si, lorsque le démon a cessé de se manifester, l’obsédé ne peut accomplir les actes ci-dessus décrits; c’est donc le signe que ce sont les démons qui agissaient et parlaient dans le corps de l’obsédé.
5° Si, de tout ce qu’on leur défend, ils ne peuvent parler
6° Si, lorsqu’on leur commande d’invoquer le nom de Dieu, celui de Jésus ou des saints, ils ne veulent pas le faire; s’ils ne peuvent réciter oraisons ni psaumes ou tout autres paroles sacrées; s’ils deviennent tremblants, terrifiés et furieux et blasphèment en présence de reliques de saints, d’Agnus Dei, de cierges bénits, quand on leur trace la croix sur le front, qu’on les asperge d’eau bénite, qu’on leur présente la Sainte Eucharistie ou qu’on murmure à leur oreille ce verset du Cantique de Moïse « Dieu qui t’a fait t’a repoussé », si les exorcismes ne le calment point, s’il cause du tumulte à l’entrée de l’église, si on ne peut lui faire entendre l’Évangile, on peut penser qu’il faut s’en remettre au pouvoir de Dieu.

Et vous, qu’en pensez-vous?

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